Pont-Péan. La soirée caritative des Arts maniaques collecte 1 000 €

La troupe des Arts maniaques et sa section Tacle (Théâtre amateur Contre L’Exclusion) a organisé samedi, à l’espace Beausoleil, une soirée dîner spectacle au profit de l’association CMT France qui regroupe les personnes concernées par la maladie de Charcot-Marie-Tooth et les neuropathies assimilées.

Le spectacle Destinée était présenté par la troupe d’improvisation la Tique de Chartres-de-Bretagne. La soirée s’est prolongée par un repas animé par les Arts maniaques et la Tique. Un chèque de 600 € a été remis aux représentants de l’association CMT France. Deux autres chèques de 200 € ont été remis respectivement à l’association Olicocyte et Burkina Val.

Ci dessous le mail de remerciement de CMT France

Bonjour Mr Guillet et Mr Gueguen

Notre conseil d’administration et moi-même tenons à vous remercier pour la soirée consacrée et les dons en faveur de CMT-France. Il est très important pour nous malades que des gens comme vous donnent de leur temps et de leur énergie afin de nous aider. Et de plus dans la bonne humeur d’après ce que j’ai vu les photos, quelle belle équipe vous faites. Remerciez tout le monde pour nous.

Nous vous serrons  très fort dans nos bras.

Martine Libany

Présidente  – 06 85 16 42 38 – www.cmt-france.org

 

Contrôle Technique : Emmanuelle Gouere, Mathieu Prime et Christian Nouvion

Deux hommes, une femme, ou deux femmes un homme qui est qui ? Attention âmes sensibles s’abstenir, cette pièce parle des relations conjugales et extra conjugales. Comédie de mœurs soit, mais comédie quand même.

Duel à deux : Christophe Leduc et Yvonnick Henry

A l’aube d’une belle journée, deux hommes dos à dos dans une clairière, un pistolet à la main.  Chez les Vlakoslov, l’honneur est comme le linge sale, il faut le laver en famille.

Il ne faut jamais cueillir un coquelicot : Isabelle Perrigue, Francine Chavanon, Véronique Abgrall et Christelle Le Gourrierec

3 sœurs (Juliette, Charlotte et Sophie) se retrouvent dans la maison familiale, occupée par l’une d’elles (Juliette), 10 ans après la mort de leur père et 20 ans après celle de leur mère. Juliette les a appelées suite à la découverte d’une lettre posthume de leur père. Cette lettre sera le début de révélations et de règlements de comptes familiaux.

 

Retour en photos (merci Mr Cudennec) et dans le désordre,  sur notre spectacle de mars 2018,  Les Arts Maniaques de Pont Péan ont présenté  une comédie qui visait le ciel…

Après notre purgatoire (Texte, répétitions, …) C’est au paradis que nous vous invitons  « Du purgatoire au Paradis, on y va Alègre … ment »

Plus de 300 spectateurs nous ont suivi dans cette quête de l’Eden ou nous avons brulé les planches sans nous approcher de l’enfer !

Ils ont croisé pendant cette ballade des personnages déjantés, des techniciens, des gens venus du futur, la vierge Marie, Saint Pierre et même Dieu en personne !

Comme le montre ces images,  le voyage a été mouvementé.

 

Les Arts Maniaques viennent de perdre une des leurs, Martine s’en est allée samedi 13 janvier après avoir lutté pendant de longs mois contre la maladie.

Tous ceux qui ont fait partie de la troupe ont une pensée pour elle et pour sa famille.

Nous tous comme tous les membres du P’tit souffleur jouerons pour toi cette année.

Ci dessous l’hommage écrit par Gérard pour Martine.

Martine faisait partie des Arts Maniaques.

Le dire à l’imparfait semble incongru, tant elle était un personnage incontournable de cette troupe de théâtre depuis plusieurs années.

Bien sûr, elle s’investissait dans la vie de la troupe, en tant que trésorière et membre du bureau du collectif du P’tit Souffleur, mais ce qu’elle aimait surtout, c’était le jeu ! S’exprimer sur les planches devant ses amis, sa famille, et en particulier ses petits-enfants qu’elle emmenait régulièrement avec elle aux répétitions et qui étaient ses premiers fans

De Cunégonde à Mademoiselle Marie, en passant par Mégéra et les soubrettes de Molière, elle a visité une jolie palette de rôles, y apportant son énergie, sa gouaille parfois et toujours son caractère « brut de pomme », comme elle aimait le dire

Elle apportait au théâtre, mais je crois qu’on peut dire que le théâtre lui apportait également.

Comme à nous tous, bien sûr, mais peut-être un petit peu plus, en particulier depuis le début de sa maladie.

Elle nous disait souvent que les répétitions du mercredi soir étaient une récréation, un bol d’air indispensable. Alors, quand elle n’était pas là, on savait que c’était son état de fatigue qui ne lui permettait vraiment pas d’être là, et l’inquiétude revenait au galop

Mais le mercredi suivant, elle était là, toujours là, combative, plaisantant sur les traitements administrés, racontant les blagues faites aux médecins, les réparties cinglantes, les pieds de nez à la maladie et c’était reparti. On pensait tous alors qu’elle aurait la peau de ce cancer. Mais il a eu le dernier mot, et pourtant, avec Martine, ce n’était pas toujours facile ! Cette fois encore, c’est lui qui a gagné, mais je suis sûr, qu’un jour, la vie aura sa revanche …

C’est étonnant, la pièce que nous montons actuellement, et où Martine devait jouer, parle de théâtre et du paradis. Raccourci saisissant … Bon le théâtre, on connaît … Le paradis, c’est plus compliqué, mais, s’il existe un paradis pour les comédiens, nul doute que Martine y sera accueillie ! Je la vois d’ici d’ailleurs, au milieu des Louis Jouvet et autres Guitry, leur expliquant calmement qu’elle aussi avait eu ses petits succès à Pont Péan et qu’elle n’en était pas peu fière ! Un peu cabot peut-être mais ce n’est pas parce qu’ils sont un peu plus connus que nous qu’on va se laisser marcher sur les pieds ! Brut de pomme, je vous dis !

Je me permets de plaisanter car je sais qu’elle, ça l’aurait fait marrer

Mais pour nous, aujourd’hui c’est trop dur de sourire …

Un projecteur s’est éteint …

Alors, bien sûr, le spectacle de la vie sera toujours suffisamment éclairé, en particulier côté jardin où l’herbe continuera de pousser

Mais côté cour, il y aura une petite ombre, à peine visible pour les spectateurs, mais nous, nous saurons qu’elle est là et nous n’oublierons pas que le côté cour au théâtre, c’est le côté du cœur.